Ne suivez pas les routes toutes tracées . Au contraire , allez là où il n' y a pas de route , et commencez à creuser le chemin ..
Si nous sommes dans la bonne direction , tout ce que nous avons à faire , c'est de continuer de marcher ...
Puisses-tu , dans chacun de tes pas , reconnaître le but de ton voyage ..
La cathédrale St Maurice du xiv ,xvi s chapelles accolées à une nef unique , la plus large construite dans le sud de la France , un choeur polygonal à 5 chapelles rayonnantes .. Un vitrail de la cathédrale
Au coeur du Pays des Pyrénées cathares ariégeoises une bastide médiévale du xII eme siècle ... un lundi , jour de marché ... transposition dans le temps ... Une place entourée de couverts , des rues étroites , des maisons à colombages et encorbellements...
La vie , la mort . Pourquoi mourir ? pourquoi vivre si nous savons que nous allons mourir ? Alors vis chaque instant avec autant d'intensité que si c'était le dernier . remplis tes cinq sens d'une orgie de sensations .
Lumière céleste. premier éveil du monde , Piaillements stridents des oiseaux , poussés à leur paroxysme. Excitation maximale jusqu'au premier rayon de clarté. Intensité grandissante , cacophonie, extase , pulsion de vie ... soudain , silence absolu ....
Les chênes , géants bienveillants qui crachent des noyaux , donnent leurs chemises , leurs bottes et leurs chapeaux . Et vont jusqu'à donner leurs coeurs ...
Au cours des siècles , on vit des chênes millénaires servir le nouveau "dieu ".. L'arbre devint chapelle..et , dans ses niches vermoulues , au lieu des chouettes veillèrent des saints de bois ...
Chaque coup de vent , remuant leurs mémoires rameuses , défroissant leurs feuillées, murmure à l'entour de vieux souvenirs ...
Le chêne est comme un vétéran ..Chaque rameau le couronne .Chaque gland le médaille ...
Ils sont au détour du sentier comme des monuments ... dont l'ombre ne sait qu'abriter des heures solennelles ..
Je ne confonds plus les voix des champs , l'éclair me guide au refuge je ne me vide plus dans les bruits j'attends une paix qui remue dans la terre secoue la brume que traverse l'oiseau matinal .
Il n'en finit pas le chemin il est en moi , je suis en lui il s'efface quand je le fuis je crois le suivre , il me dépasse ...
L'eau est là. Point de courant. C'est moi qui suis le courant. Je ne pense plus . Je déguste . Ma tête est purifiée comme je file , sans montée , sans descente , des heures . Ma tête est le cristal même .
Quand ton coeur vibre de tout son coeur , quand tes yeux pleurent de toutes leurs larmes , quand ton âme chante tous ses états d'âme , alors tu te réconcilies avec le monde , tu t'enracines doucement ...
Je suis moi le nimbe de métal , l'anneau enchaîné à des espaces , des nuages qui courrent , des pierres abandonnées , qui touche des fenêtres muettes , ouvertes sur le vide et défie à nouveau le temps perdu sans fin ...
Entre être et ne pas être titube l'herbe , brille la pierre sous l'eau fraîche, les éléments s'allègent , les contours s'estompent , moires , reflets d'or , réverbérations , scintillement de formes et présences , brume d'images , éclipses , nous sommes...
La poésie sème des yeux sur la page , sème des mots dans les yeux . Les yeux parlent, les mots regardent , les regards pensent ....
C'est à travers toi que le soleil brille , que les étoiles diffusent leur éclat et que la terre se nimbe de beauté . C'est à travers ta félicité qu'ils s'aiment tous et s'attirent entre eux .. Tu es dans tous , et tu es tous ...
De son esprit est née la lune ; de son oeil est né le soleil ; de son souffle est né le vent . De son nombril est née l'atmosphère ; de sa tête est né le ciel ; de son oreille sont nées les quatre parties du ciel . C'est ainsi qu'"il " régna sur l'univers...
Ton corps est le lieu de toutes les mémoires , lieu privilégié , rencontre de la matière , énergie , esprit , conscience ... Tout l'univers est dans ton corps , dans ta tête comme une bibliothèque , tu es mon temple ...
Où la légende , drapée , théâtreuse , déclame ses merveilles ...Où la petite histoire , commère , radoteuse , chevrote et traîne les pieds ...
Face au beau collier comme un rêve j'ai admiré , surtout , le fil qui unissait les perles et s'immolait anonyme pour que toutes puissent ne faire qu'un ...
Comme la lune derrière les nuages , heureux et sereins, ainsi etaient ils humbles ,simples , discrets , les godillots aux pieds , leurs yeux emerveillés comme des petits grains de maïs noirs... Le matin les avait amenés , le soir les a repris le ciel...